Comment faire une étude de marché en ligne ?

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Comment faire une étude de marché en ligne ?

Comment faire une étude de marché en ligne ?
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Aujourd’hui, il est devenu très facile pour les marques de questionner leurs communautés. Cette pratique est intéressante pour plusieurs raisons, d’une part vos followers ou fans peuvent se sentir valoriser que vous les sollicitiez pour obtenir leur avis et d’autres part cela vous permettra de faire évoluer vos produits ou services dans le sens désiré par vos communautés.

Voyons quelles sont les étapes et outils gratuits pour mettre en ligne votre enquête ou votre étude de marché :

1-. Choix de l’outil gratuit pour votre enquête en ligne

De nombreux outils gratuits en ligne existent. Voici une liste d’outils vous permettant de faire votre enquête en ligne gratuitement :

C’est un des outils les plus utilisé et qui est suffisant dans bien des cas. Voici quelques uns de ses avantages :

  1. Son intégration très simple sur n’importe quelle page web.
  2. Le nombre de répondants n’est pas limité.
  3. Les données sont facilement exportables sous format excel.

Les types de questions possibles sont :

  1. Textes
  2. Paragraphe
  3. Choix multiples
  4. Case à cocher
  5. Choisir dans une liste
  6. Echelle
  7. Grille

Ce lien vous montre un tutoriel pour réaliser votre questionnaire avec Google Drive.

Il est gratuit et illimité. kwiksurveys-enquetes-en-ligne

  • Surveygizmo : voici les caractéristiques de la version gratuite :
  1. Questions illimitées
  2. 350 réponses/mois
  3. 8 types de questions élémentaires
  4. Exportation de données au format CSV
  5. Création de rapports élémentaires

  • Autres solutions d’outils d’études en ligne

Dans le tableau ci-dessous découvrez un tableau des outils mis à jour en janvier 2014 (source) outils-questionnaires-en-linge-gratuits

2-.  Rédaction du questionnaire

Les biais dans les questions

Pour la rédaction de votre questionnaire vous devez être attentif à ne pas  introduire de biais dans vos questions. Voici une liste des biais les plus courants :

  • Les adverbes de temps : souvent, parfois, rarement, …. peuvent avoir une signification différentes pour chaque personne. Il est souvent préférable d’utiliser des fréquences.
  • Recoupements  : cette erreur apparait très souvent quand les fréquences sont utilisées. Deux fréquences de temps peuvent signifier la même chose mais avec une unité différente : Une fois/semaine = Plusieurs fois par mois !
  • Exhaustivité : Il faut aussi faire en sorte que chaque fréquence possible apparaisse dans les réponses. Quand il s’agit d’une fréquence, vous savez écrire les choix de telle façon à être exhaustif. S’il s’agit de choix laissé au répondant, pensez à ajouter le 3autre3 dans les réponses.
  • Deux questions en une : Pour savoir si une variable a un effet, il ne faut pas modifier en même temps d’autres variables. Si vous posez une question du style : “trouvez vous que la rédaction de billets de blog est difficile et astreignante”, le répondant qui trouve cela astreignant mais pas difficile ne saura pas que répondre. Dans ce cas, il faut poser deux question ou utiliser une forme de question mieux adaptée comme un tableau.
  • Les questions comportant des termes impliquants. Attention aux termes qui peuvent influencer le répondant dans ses choix. Avez vous peur de  … ? Le répondant voudra peut-être montrer qu’il n’est pas quelqu’un de craintif. Il en va de même sur les sujets de société tels que la politique, les religions, la liberté sexuelle, l’usage des drogues, …
  • Les questions avec Effet de Halo : Quand vous demandez au répondant si son avis est le même qu’une personnalité. Comme Steve Jobs, pensez-vous que le design …. Le répondant sera toujours enclin à répondre dans le même sens.
  • Vocabulaire : Tout les répondants potentiels n’ont pas toujours le vocabulaire pour comprendre les questions. Evitez donc les acronymes et les termes trop spécifiques.
  • La réponse dans la question : Etes-vous content de ce logiciel malgré ses bugs ?
  • Changer les ordres des échelles : Lors de l’usage d’échelles, évitez d’inverser l’échelle. Mettez toujours la réponse la plus favorable du même côté (que ce soit gauche ou droite).

Le choix du type de question

Préférez les questions fermées aux questions ouvertes qui sont plus difficilement exploitables dans le cadre d’une étude quantitative. Voici les questions les plus courantes :

  • Les questions dichotomiques (OUI/Non)

Ce sont des questions simples à poser et dont le traitement des résultat est facile, mais le choix de réponse est souvent trop limité.

  • Les questions à choix multiples à réponse unique

A utiliser pour des fréquences d’achats par exemple. Usage des données facile. Si le répondant hésite entre des réponses, cela peut l’inciter à abandonner le questionnaire

  • Les questions à choix multiples à réponses multiples

Usage des données facile.. Le fait de donner des possibilités de réponses au répondant peut lui faire citer des choix auxquels il n’aurait pas pensé. Très utiles car elles apportent de la nuance.

  • Les échelles de Likert ou d’Osgood

Likert :

Une échelle de Likert est une échelle d’attitude comprenant 4 à 7 degrés par laquelle on demande à l’individu d’exprimer son degré d’accord ou désaccord relatif à une affirmation.

Exemple : ” Cette marque d’eau minérale est bonne pour les enfants »

  1. Tout à fait en désaccord
  2. En désaccord
  3. Sans opinion
  4. D’accord
  5. Tout à fait d’accord

Osgood :

L’échelle différentielle d’Osgood est une échelle de 5 à 7 degrés qui oppose deux affirmations antonymes (contraires) et sur laquelle l’individu doit positionner son opinion ou attitude.

Exemple d’une échelle d’Osgood à 7 degrés :

Pour vous l’odeur de ce détergeant est :

Désagréable ___ : ___ : ___ : ___ : ___ : ___ : ___ Agréable

source 

3-. Validation du questionnaire

Avant de soumettre votre questionnaire au public, validez-le en le testant auprès d’un petit nombre de contacts. Demandez un retour sur les questions et d’éventuelles erreurs qu’ils ont constaté en qualité de répondants et  que vous n’auriez pas vues.

4-. Marketez votre enquête

Il faut donner de la visibilité à votre enquête. Les réseaux sociaux comme Twitter et Facebook vont vous permettre de lui donner de la visibilité en boostant ou faisant la promotion. Il faut y avoir recours pour espérer avoir un maximum de réponse.

Donner de la visibilité ne suffit, bien souvent, pas. Répondre à un questionnaire prend du temps, il est normal de récompenser les répondants. Pour ce faire, vous avez plusieurs possibilités, envoyer en primeur les résultats de l’enquête, donner une réduction sur vos produits ou service ou encore, fournir  un accès privilégié à un contenu, ….

5-. Interprétez vos résultats

Très souvent, des moyennes vont être utilisées pour interpréter les résultats. Pensez que sur un nombre relativement restreint de réponses, il en suffit de quelques unes pour la faire varier fortement. Pensez donc à utiliser aussi la médiane qui donne des informations différentes selon les situations.

Faites les bons graphiques : Pour des questions à choix multiples à réponse unique, les graphiques en secteurs ou anneaux seront les meilleurs. Pour les questions à choix multiples à réponses multiples, les bâtons ou les barres sont adaptés.

Conclusion :

Profitez de la gratuité de la plupart des outils d’enquête en ligne pour questionner votre communauté. Ses membres sont très souvent les mieux placés pour vous aider à développer votre offre commerciale mais aussi d’autres aspects comme votre branding ou votre SAV.

Recourir à cette pratique implique votre communauté et crée du lien, profitez-en !

2017-03-29T15:07:54+00:00

Un commentaire

  1. Adocta France juillet 31, 2014 à 10:12

    dans le tableau des outils disponibles il manque le petit frenchy: AdoctA
    qui en plus d’offrir un outil de questionnaire gratuit sur vos contacts vous propose d’accéder pour vos études de marché à sa base de panélistes.
    http://www.AdoctA.com

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