Croissance de l’usage des AdBlockers en France
5 (100%) 1 vote[s]

Une étude publié par emarketer montre que les français utilisent de plus en plus les adblockers et que la tendance va se poursuivre. Explications !

Marre de la pub sur Internet ?

Elles sont partout et parfois de plus en plus envahissantes. Votre newsfeed Facebook, un publication sur 4 est une pub, vous regardez une video FB paf un pub en plein milieu, vidéo Youtube idem pub avant et pub pendant, vous naviguez sur divers sites, c’est bourré de retargeting, … il y en a partout. Sur les TV, cela avait incité au zapping, sur le web, cela a débouché sur la création d’AdBlockers.

Pourtant avec le targeting de plus en plus sophistiqué, on pourrait pensé que le ciblage soit plus fin et que ne s’affichent que des publicité pertinentes pour les internautes. Vu la croissance de l’usage des AdBlockers, il semble que l’on en soit loin. Les internautes en France se sentent bombardés par les publicités dans les environnements numériques, et ils préfèrent une navigation vierge de toute publicité.

La France recordman du blocage des publicités en Europe de l’Ouest

usage-adblockers-france

EMarketer estime que le nombre d’internautes en France utilisant des bloqueurs d’annonces au moins une fois par mois a atteint 14,1 millions en 2017, et passera 16 millions en 2019. Cette année, 28,7% des internautes de tous âges bloqueront les annonces, soit 22,9% de la population française. Ce dernier rapport d’eMarketer, “Le blocage des publicités en France 2018: Numbers Still Rising as Concern Extends Extends to Mobile Devices “, examine les attitudes des consommateurs à l’égard de la publicité et comment cela contribue à l’utilisation croissante des bloqueurs publicitaires.

Stop à la pub intrusive

Le ressenti des internautes français vis à vis des publicités online est sans appel

  • 68% des internautes français interrogés par Kantar Millward Brown en novembre 2017 ont déclaré que les publicités étaient plus intrusives que trois ans auparavant
  • 75% ont déclaré que les publicités étaient apparues dans plus d’endroits au cours de cette période.
  • Plus d’un tiers des personnes interrogées ont également trouvé les annonces plus déroutantes.

L’utilisation des blocs publicitaires n’a cessé de croître au cours des dernières années, alors que des millions de personnes utilisent des outils de blocage des publicités pour réaffirmer un certain contrôle sur leur expérience en ligne.

Étude de TEADS sur l’usage des adBlockers

En 2016, Teads qui se définit comme étant l’inventeur de la publicité vidéo native et d’une plateforme mondiale de monétisation pour les éditeurs, avait publié une étude menée par Research Now sur les motivations de l’usage des adblockers.

Notez que les constatations suivantes ont été faites aux États-Unis, ce n’est pas forcément transposable à la France mais cela montre une tendance:

  • 75% des répondants affirment que les publicités intrusives ont été le principal facteur de motivation pour l’installation de bloqueurs publicitaires.
  • Formats intrusifs : 52 % des personnes interrogées qui ont installé des bloqueurs publicitaires considèrent le pre-roll comme le format vidéo le plus intrusif. Comme on pouvait s’y attendre, les publicités pop-ads sont le principal moteur de l’adoption des bloqueurs publicitaires, 88 % des répondants utilisant des bloqueurs publicitaires pour supprimer ces publicités de leur expérience en ligne.
  • Le pouvoir de choix : 80 pour cent des gens reconsidéreraient l’installation de bloqueurs publicitaires si l’expérience publicitaire leur donnait le choix de sauter ou de fermer la publicité.
  • Le bouche-à-oreille : 44 % des personnes qui ont installé des bloqueurs publicitaires sur un téléphone mobile ou un ordinateur de bureau ont entendu parler des bloqueurs publicitaires par leurs pairs.
  • Votre navigateur Web est important : 67 % des personnes interrogées, qui sont des utilisateurs actifs de bloqueurs publicitaires, ont déclaré utiliser des bloqueurs sur Chrome contre 38 % sur Firefox.
  • Profil d’un bloqueur d’annonces : Sur mobile, les répondants étaient 22 % plus susceptibles d’être de sexe masculin que les non-bloquants. Les répondants étaient également 78 % plus susceptibles d’être hispaniques que les non-bloquants. Sur l’ordinateur de bureau, les répondants qui ont installé des bloqueurs publicitaires étaient 32 % plus susceptibles que les bloqueurs mobiles d’être disposés à voir des publicités non intrusives.

Données de l’étude : Les équipes ont interrogé plus de 9 000 répondants dans le monde pour l’étude, représentant trois groupes : les bloqueurs de publicité actifs sur ordinateur de bureau/ordinateur portable, les bloqueurs de publicité actifs sur mobile (smartphones/tablettes) et les répondants qui connaissent les bloqueurs mais ne les ont pas encore installés. L’étude de Teads sur les bloqueurs publicitaires a été menée dans les principaux marchés des médias à travers le monde, notamment aux États-Unis, en Amérique latine (Mexique, Brésil, Argentine) et dans le Top 5 européen (Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, France et Italie). source

Forte croissance de l’usage d’AdBlockers sur mobiles

Alors que l’utilisation est encore beaucoup plus importante sur les ordinateurs que sur les appareils mobiles, le blocage des publicités mobiles augmente rapidement, en partie parce que les internautes passent plus de temps sur leurs smartphones.

Rune Werliin, vice-président du marketing et des services professionnels chez AudienceProject, a confirmé que, d’après les recherches de son entreprise, le blocage des publicités mobiles augmente, tandis que le blocage des publicités sur les ordinateurs semble se stabiliser.

La facilité d’utilisation des bloqueurs d’annonces est autre chose qui conduit à une augmentation sur mobile. Nous passons de plus en plus de temps est sur notre smartphone, cela conduit à plus de blocage des publicités. Les gens vont faire un effort supplémentaire pour éviter les publicités. C’est d’autant plus vrai que sur votre smartphone, il est plus difficile de simplement ignorer une publicité qui s’affiche. Les utilisateurs sont aussi plus impatient sur leur smartphone.

 

Et vous utilisez vous un adblocker ?